Et si c’était dû au système digestif?

Manger est un acte quotidien. Pour bouger, réfléchir, se divertir, on ne peut s’y soustraire. Pourtant, chez certains d’entre nous, le simple fait de s’alimenter est un acte compliqué. Compliqué non pas pour l’ingestion des aliments, mais tout simplement pour leur digestion.

 

Digérer devient synonyme de « ventre gonflé », de douleur à l’abdomen, de flatulences et de difficultés à aller à la selle.

 

Comment peut-on expliquer ces symptômes ?

Que traduit la présence de ces difficultés digestives ?

 

Quand tout se passe bien, les aliments que nous consommons sont mastiqués, fractionnés et enrobés de notre salive.  C’est ici que commence la digestion. Une fois cette étape franchie, ce mélange nutritif poursuit son chemin dans notre estomac. C’est à l’estomac que revient la tâche de poursuivre la digestion de ce que l’on aura consommé. Le bol alimentaire est soumis à différentes attaques. L’acidité gastrique détruit une partie des bactéries présentes dans notre nourriture. Cette acidité permet d’enclencher le travail d’enzymes découpant les protéines en molécules plus élémentaires. Par l’agitation du liquide gastrique, les lipides du bol alimentaire sont regroupés en gouttelettes appelées micelles. Leur digestion continuera au sein de l’intestin grêle via un ensemble d’enzymes produites par le pancréas et le foie. C’est au niveau de l’intestin grêle que se poursuit la suite de la digestion des nutriments (protéines, lipides, glucides) ainsi que leur assimilation.

 

Tout n’est cependant pas absorbé.

Les nutriments non assimilés tel que les fibres et une petite partie des protéines, lipides, glucides servent de source énergétiques aux bactéries composant notre microbiote (anciennement nommé « flore intestinale »).

En « digérant » ces éléments, les bactéries se multiplient, assurent leur renouvellement et produisent des gaz constituant une source énergétique aux cellules de la paroi intestinale (les colonocytes).

Ce qui n’est pas digéré et un ensemble de déchets (cellules de l’intestin, fragments bactériens, mucus…) composent les selles.

 

Quand tout se passe bien nous ne ressentons pas de gonflement du ventre après un repas, nous n’éprouvons pas de somnolence après celui-ci et nous allons facilement et chaque jour à la selle.

Ainsi, divers symptômes sont évocateurs d’un problème digestif :

  • Mauvaise haleine

  • Reflux gastrique

  • Ballonnement

  • Somnolence après un repas

  • Douleurs abdominales

  • Gaz très odorant ou bruyant

  • Accélération du transit (selles très molles à liquides ou une fréquence supérieur à 3 par jour)

  • Ralentissement du transit ou selles très dures et difficiles à expulser (ou fréquence des selles inférieure à 3 par semaine)

  • Selles flottantes ou laissant des traces sur le papier

Ces symptômes sont évocateurs d’un problème digestif. Il est important de prendre en charge ces symptômes le plus tôt possible car leur chronicité est à l’origine d’autres troubles pour la santé. On retrouve principalement :

  • Les allergies saisonnières

  • Les intolérances alimentaires

  • Les carences en vitamines et minéraux

  • Les troubles du sommeil

  • Les problèmes rhumatismaux

  • Les douleurs musculaires

  • La fatigue chronique

  • Les troubles de l’humeur

  • Les difficultés de concentration

  • Les problèmes de peau de type : eczéma, acné, psoriasis…

  • L’infertilité

L’intérêt ici est de trouver l’origine du problème digestif en question.

Les troubles digestifs peuvent être la conséquence d’une prolifération bactérienne pouvant elle-même provenir :

  • D’un déséquilibre alimentaire

  • D’une prise chronique de traitements allopathiques

  • De cures d’antibiotique répétées

  • De contamination alimentaire

  • D’un manque de mastication

  • D’une modification du pH gastrique

  • D’une production inadéquate d’enzymes digestives…

Ces proliférations bactériennes pathogènes vont en faveur d’une inflammation intestinale chronique et de dysimmunités via une augmentation de la porosité intestinale.

Une perméabilité trop accentuée favorise le passage de fragments protéiques ayant pour origine des fragments bactériens ou des particules du bol alimentaire. Le système immunitaire réagit à ces molécules et peut devenir réactif à certaines cellules de notre corps par similitude structurale des molécules auxquelles le système immunitaire aura réagi chroniquement.

Voilà comment peut apparaitre une maladie auto-immune telle que le syndrome de Hashimoto touchant la thyroïde ou des pathologies rhumatismales.

Ces troubles digestifs vont également à l’encontre de la production efficace de neurotransmetteurs. Pensons à la sérotonine produite à 90% au niveau de l’intestin. Un manque de sérotonine est à l’origine de troubles du sommeil, d’une prise de poids par augmentation de l’appétit et des envies de sucre mais aussi de troubles de l’humeur pouvant atteindre un syndrome dépressif.

 

 

Il est fascinant de voir comment notre santé digestive se répercute sur notre santé générale.

Prendre soin de ses intestins c’est avant tout optimiser son état de forme générale !

Prendre soin de ses intestins commence par une alimentation appropriée composée de végétaux, de bonnes graisses et de protéines de bonnes qualités.

Une hygiène alimentaire saine viendra en prévention des troubles digestifs. Si vous présentez des troubles évoqués précédemment, sachez qu’il existe des moyens naturels de micronutrition et de phytothérapie, en parallèle de conseils alimentaires, rééquilibrant la composition du microbiote et favorisant la cicatrisation de la paroi intestinale.

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